🇨🇴 La Colombie – Dernier volet

Lundi 25 décembre – Départ 10H00 – Température 21°5 – Temps couvert avec quelques rayons de soleil. C’est Noël…

Ici, tout est ouvert, nous ne voyons pas de différence avec les autres jours.

Sachica, des jeunes agitent des drapeaux rouges pour vous inciter à vous restaurer. Tinjaca  – Chiquinquira, les magasins sont ouverts, des marchands ambulants, cela ressemble à un  samedi matin au marché de Pau.
Altitude 2660 mètres, le temps se gâte, il y a du brouillard, il fait 19°.

Pauna  1037 m et nous retrouvons le soleil. San Pablo de Borbur 120 kms – 4 heures. Nous voilà à Otancho, un village perdu au milieu de la montagne, une rue centrale en terre, un grand pont en construction, il nous faut passer un gué obligatoirement pour continuer notre chemin. Ce village est pauvre, Au vu des habitations vétustes. Agua Negra, il se fait tard, et nous nous arrêtons au Rancho Texan pour la nuit. Accueil chaleureux et nous passons une partie de la soirée avec une famille rassemblée pour fêter Noël et qui nous offre le repas spécifique : une assiette de soupe avec un petit morceau de maïs, et le « Sancocho », un ragoût de poule à la banane verte, manioc, carottes et riz. Et pour terminer, un petit verre de Aguacaliente, l’eau de vie nationale, à base de canne-à-sucre parfumée à l’anis. C’est une boisson assez alcoolisée, environ 40°, elle se boit parfois chaude, allongée d’eau et parfumée à la cannelle, il s’agit de la canelazo. Une photo-souvenir pour cette petite soirée de Noël passée avec Alejandra, Natalia, Felipe, Jorge, Diana, Melida, Xeni, et Naidu.

Mardi 26 Décembre – Beau temps – Départ 8H00 – Température 25° – Altitude 160 m

Petite statistique : sur 8 mois, nous avons eu 21 jours de pluie, nous n’allons pas nous plaindre.

Nous prenons la direction de Guatapé, nous remontons à 1340 m d’altitude sur la route 60. Beaucoup de camions, des paysages verdoyants, et sur le bord de la route de multiples laveurs de camions. El Santuario puis après 4 heures de route, nous voilà à Guatapé où nous déjeunons en bordure du lac. Visite de la ville, très pittoresque et colorée avec ses « zocalos », de jolis dessins en bas des murs.

Le temps se gâte, et il se met à pleuvoir – Dommage, Mimi avait prévu une balade à cheval…

En fin de soirée, Samy fait valoir ses talents, dépannage d’un jeune qui s’est planté en voiture en voulant sortir son jet ski de l’eau.

Bivouac à côté du lac.

Mercredi 27 Décembre – Départ 9H15 – Température 18°4 – Temps couvert nuageux

El Carmen de ViLboral et ses céramiques peintes. Un drôle de chargement sur la moto…

Nous voilà dans la région d’Antioquia, et après une longue descente, nous apercevons la ville de Medellin située à 1536 mètres d’altitude.  Beaucoup de circulation,  et nous décidons de fuir cette ville de 2 millions d’habitants. Après renseignements pris, le legs colonial est bien mince…

Un peu de culture tout de même sur Medellin, elle est la capitale colombienne du tango. Le célèbre danseur de tango Carlos Gardel y vécut, et y mourut en 1935 lors de son premier voyage en avion.

Nous arrivons à Santa Fé d’Antoquia, ancienne capitale du département d’Antoquia. Nous découvrons un autre bijou de l’art colonial, notamment du point de vue architectural. Ses rues pavées et étroites sont ombragées de maisons aux façades blanches et aux balcons de bois sculpté. Nous passons la soirée sur la place centrale en écoutant un orchestre.

Jeudi 28 Décembre – Temps mitigé – Température 31° – Départ 9H30

Visite « Puente de l’Occidente, un pont suspendu au-dessus du Rio Cauca, vieux depuis plus d’un siècle, inauguré le 27/12/1895. L’ingénieur d’Antoquia José Maria Villa qui participa aussi à la construction du pont de Brooklyn à New York fut en charge des travaux. Une vraie prouesse de l’ingèniérie civile, 291 mètres de long, 225 tonnes et 8 ans de durs labeurs.

Sur la route, un drôle de chargement sur le toit d’un scooter-taxi

Bolombolo – Iguana – Beaucoup d’orangeraies, nous longeons le Rio Cauca. Le temps se gâte, nous sommes à 15 kms de Mazinales sous des trombes d’eau. Nous grimpons car cette ville  est perchée à 2216 mètres sur des milliers d’échasses en bambous accrochées à la paroi abrupte de la Cordillère des Andes.  Elle fût fondée par des immigrants venant de l’Antioquia.

Bivouac à côté du commissariat.

Vendredi 29 Décembre -Temps couvert – Départ 8H30 –Température 15°6- Alt. 2270m

Quelques photos depuis les hauteurs, puis nous redescendons de 1000 mètres sur 13 kms. Sur 10 Kms, 2 péages pour des routes en travaux…

Nous sommes dans la zone caféière, « El Eje Cafetero » comme l’appelent les Colombiens regroupe trois départements : Caldas (capitale Mazinales), Risaralda (Capitale Pereira) et Quindio (Capitale Armenia). La Colombie est aujourd’hui le troisième producteur mondial de café (après le Brésil et le Vietnam) et l’on reconnaît les sacs destinés à l’exportation (les meilleurs grains) au logo du fameux Juan Valdès et de sa mule qu’on y appose.

D’innombrables personnes vivent dans la vallée de la Cordillère des Andes, certains dans de très vieux villages. La vie des villageois est restée fidèle à celle de leurs patriarches. Ils nettoient les bois, content des légendes, conduisent les bœufs, réinventent le monde et combattent pour élever leurs enfants, fils et petits fils, à l’écart des routes et du progrès, dans la moiteur des montagnes.

Pereira – Alcala, petite route sinueuse en très mauvais état. Nous décidons de modifier notre itinéraire et prenons la route vers La Victoria Zarzal, en meilleure état, et aussi pour ne pas perdre trop de temps. Après les champs de café, ceux sont des champs de canne à sucre, et aussi des champs de maïs. Bulagrande – Andalucia – Guacari, 5ième péage de la journée au total 12€.

Voilà un équipage hors du commun … une mobylette avec deux personnes et un chien.

El Bolo – Candelaria-El Cabuyal, des camions avec 4 et 5 remorques chargées de cannes à sucre.

Bivouac Station Service sur la route.

Samedi 30 Décembre – Départ 9H40 – Temps ensoleillé – Température 24°

Nous voyons de temps en temps des patrouilles de militaires en bordure de route qui à notre passage, nous font un signe pour nous dire que tout est ok. 2500 m d’altitude, La Estella, Samy fume blanc, un petit arrêt s’impose pour vérifier si tout est normal. Yves en profite pour souffler le filtre. Nous poursuivons notre route et arrivons à Silvia à 2504 mètres. C’est la ville des indigènes Guambiano. En arrivant, on a l’impression d’être au Pérou, tant leurs vêtements traditionnels sont proches de leurs voisins du Sud. Les hommes comme les femmes portent de longues jupes chapées de couleurs mauves bordées de rouge, ainsi qu’une mana (sorte de poncho), une écharpe aux rayures colorées dans le sens de la largeur et un chapeau. Petite balade dans le village. Après déjeuner, nous décidons d’y passer la nuit. Dans l’après midi, nous en profitons pour dessiner, bouquiner. Quelqu’un nous interpelle, c’est Anouar avec ses enfants, qui nous propose de nous héberger sur son terrain. Nous le suivons et faisons la connaissance de cette famille marocaine, installée à Silvia, il y a 3 mois, après avoir voyagé pendant 3 ans. Un peu plus tard, nous redescendrons au village avec Anouar, rejoindre son épouse Kika qui a ouvert un point  de restauration avec des fajitas aux goûts méditerranéens. Nous déambulons dans les petites rues du village et dégustons en fin de journée, deux des spécialités de Kika.

Retour à la maison –

Dimanche 31 décembre – Température 13° – Beau temps le matin – Pluie l’après midi

Un peu d’entretien pour Samy – nettoyage du filtre à gasoiL. Nous passons la journée avec Malika, Anouar et leurs trois enfants Maya, Meissa et Mehdi. Yves passe en cuisine et prépare des sphagettis bolognaises, et des pates carbonara qui font la joie des enfants et des parents. Puis en fin d’après midi, nous préparons le réveillon du Nouvel An, nous sommes 12 personnes, il y aura Johanna et Théo et leurs enfants Maria José et Matias, (famille colombienne), ainsi que Nohalia (vénézuélienne).

Nous irons pour le passage 2018, sur la place du village, feu d’artifice et tradition (des pantins fabriqués sont brulés à minuit contenant des petits messages de tous les maux de l’année). Nous finirons la soirée chez Frances et sa famille, avec quelques pas de danses. Nous nous coucherons vers 4H30.

Lundi 01 Janvier 2018 – Température 15° – Pluie – Départ 13H00

Nous passons un dernier moment avec Kika,Anouar et les enfants avant de les quitter. Un accueil chaleureux, des moments très agréables et un réveillon 2017-2018 que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Nous nous y sentons tellement bien que nous partons à contrecœur. Un bonheur de les avoir rencontrés, car nous pensions passer le réveillon seuls. Un grand merci et au plaisir de se revoir. Nous prenons la direction de Popayan qui se trouve à 1700 m d’altitude, au pied du Volcan Puracé dans la vallée verdoyante de Pubenza. Son nom vient de l’indigène Pupayam, voulant dire « hameau ». Elle fut édifiée à l’époque coloniale, à la croisée des routes reliant Quito (Equateur) et les grands ports de la côte des Caraïbes. Les commerçants y affluaient afin de vendre leurs émeraudes et leurs métaux précieux, souvent obtenus par la fonte des objets volés aux Indigènes. Cet or était alors acheminé vers Carthagène et Santa Marta, d’où il partait vers l’Espagne. La ville put ainsi, grâce à cette exploitation précoce, se façonner à l’image des cités espagnoles de la Castille et de l’Andalousie.

Bivouac  à côté de la caserne des Pompiers.

Mardi 2 Janvier – Temps nuageux – Température 19° – Départ 9H00

Direction garage pour vidange Samy, changement des filtres (gasoil, huile, air) + filtre huile supplémentaire + produit nettoyant injecteur : 92 euros TTC.

Recharge de la bouteille de gaz, puis quelques courses.

Visite de Popayan

Un magasin de chips impressionnant

De retour au bivouac, à côté de la caserne des pompiers, nous faisons la connaissance de 3 jeunes français Célia, Pauline et Martin, en voyage sacs à dos durant 6 mois en Amérique centrale et Amérique du Sud.

Cocorico pour la petite histoire sur « las ruanas », ce n’est pas le nom d’un magasin, mais celui des ponchos traditionnels. Ils furent inventés par des Rouennais qui eurent l’idée afin de mieux se protéger du froid, de faire un trou au milieu d’une couverture pour y passer la tête. Des couvertures, des écharpes, des chandails et des pulls sont également confectionnés.

Bivouac idem veille.

Mercredi 3 Janvier – Temps ensoleillé avec nuages – Température 19°5 – Départ 8H45

Direction Pasto par la Panaméricaine dans la vallée d’Atriz, au pied du Volcan Galeras. Samy grimpe à 2282 mètres, il fume un peu blanc, décidemment, il n’aime pas l’altitude. Puis ce sera 3267 mètres. Nous redescendons et arrivons à la Laguna de Cocha, une petite venise colombienne. 

Bivouac au bord du canal.

Jeudi 4 Janvier – Beau temps

Nous décidons de faire un petit tour en barque sur la laguna avec un couple de colombiens Celia et Gustavo, Sofia et sa famille. Nous allons voir la laguna depuis un mirador, et visiter le Sanctuaire de la Vierge (souhait de la famille colombienne).

Nous faisons visiter Samy à cette famille, et il y aura un attroupement par la suite, avec beaucoup de questions sur notre véhicule, et notre voyage.

Nous partons vers 13H00, il fait 22°.

Pedregal et ses maisons aux murs avec des dessins

Le sanctuaire de Las Lajas accroché à la falaise que nous ne voyons que dans haut.

Coutume : Chaque année au début du mois de janvier, se déroule l’une des fêtes les plus vieilles de Colombie, le carnaval de Blancos y Negros (le Carnaval des Blancs et Noirs). L’histoire du Carnaval remonte à la période coloniale. Les colons se peignaient le visage en noir le 5 janvier, et les esclaves en blanc le lendemain. Cette tradition s’est perpetuée jusqu’à nos jours. Durant ces deux journées de Janvier, les habitants se peinturlurent réciproquement le visage de glaise, de Carreraie, d’huile, de farine ou de talc.

Bivouac à Ipales (parking privé fermé).

A suivre…

 

 

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Un commentaire sur “🇨🇴 La Colombie – Dernier volet

  1. Ah!  toujours de belles photos, des commentaires documentés et sympathiques, une agréable lecture à chaque fois.

    Big bisous les Sanchounets, vous restez toujours aussi beaux !

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