🇨🇴 La Colombie – deuxième volet

Lundi 18 Décembre  (suite)

Direction côte caraïbe vers Santa Marta. Sur la route nous faisons 50 kilomètres, 2 péages, on nous a prévenu, beaucoup de péages sur les routes colombiennes, et non autoroutes.

Barranquilla, une ville sans grâce, des infrastructures que nous apercevons, puis ce cera la région de la Cienaga Grande (Le Grand Marécage) né de la crue du fleuve Magdalena qui inonde la savane huit mois dans l’année. Nous apercevons ici et là des groupes de canoes, propriétés des pêcheurs qui vivent dans les villages lacustres de Trojas et Cataca et de Buenvista. Ces bourgades formes de pittoresques phénomènes d’architectures aux allures de favelas.

Santa Marta : c’est ici dans la baie de Santa Marta, que la civilisation tayrona, l’une des plus avançées dans la préhistoire amérindienne, s’était développée à cet endroit. Les Espagnols dirigés par Rodrigo de Bastidas y fondèrent leur première ville en 1525.

Soirée avec deux mojitos et quelques tapas pour fêter les 57 printemps de Mimi.

Bivouac bord de plage entre deux immeubles.

Mardi 19 Décembre – Beau soleil – 31° – Départ 9H30

Nous sommes dans la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie avec les pics Simon Bolivar (5842m) et Christophe Colomb (5860m), aux neiges éternelles.

Guamachito – Al Guarrado –El difficil, des villages rues avec leurs ballets de mobylettes, des routes en mauvais état, avec des péages tous les 50 kms.

Los Andes – Santa Ana – La Rinconada

Nous arrivons à Mompox, à 290 kms au sud de Cartagène. Le célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez a dit : « Mompox no existe, a veces sonanos con ella, pero no existe » (Monpox n’existe pas, parfois nous rêvons d’elle mais elle n’existe pas). De plus, Simon Bolivar dit « A Caracas je dois la vie, à Mompos, je dois ma gloire ». En effet, le glorieux « libertador » entreprit depuis là sa campagne admirable, qui aboutie le 6 Août 1813, par une victoire sur les espagnols à Caraca.

Cette petite ville a su préserver son architecture, ses rues, sa mentalité et sa ferveur religieuse (pas moins de 7 églises). Beaucoup d’artisanat local, art du filigrane, travail de l’or pour le tissage textile ou l’élaboration de bijoux, céramiques et ébénisteries. On y cultive aussi des oranges, des citrons, des pamplemousses, du maïs,de la yucca (manioc), du tabac, des bananes et de la canne à sucre. La pêche joue bien sûr un rôle considérable.

Bivouac sur la place face au restaurant « La fuente ».

Mercredi 20 Décembre – Température 34° – Beau soleil – Départ 8H30

Guataca – Guamal, nous voici sur la piste 30 kms en 1H30. Nous retrouvons une belle route, attention un cochon qui traverse la route. El Banco, des élevages de vaches, des marécages, des petits villages avec peu de voitures, mais des motocyclettes avec plusieurs passagers.

Arrêt à la station pour plein de gasoil et d’eau.  A titre indicatif, 0,51 centimes d’euro le litre de gasoil.

Aguachica – Besote. Des pancartes bien spécifiques sur le bord de la route.

San Alberto, des paysages vallonnés. Encore des travaux sur la route, nous sommes arrêtés et des jeunes vous proposent des mandarines, des chips, des gâteaux, des avocats. Nous nous laissons tentés par 4 avocats pour 10000 pesos soit 2,80 € les 4 pièces.

Bivouac Hospedaje Villa Maria à Rio Negro 

Jeudi 21 décembre – Beau temps – Température 24° – Départ 9H30

Nous sommes dans la région de Santander – Nous croisons sur la route des voitures d’un autre temps, des Renaults modèles R11, R12, R18 et des 4L.

Arrivés à Bucaramanga 1150 m d’altitude, des cactus au milieu de la montagne, au milieu des arbres, nous longeons le canyon du Chicamocha, puis ce sera Cequita – 1780 mètres et Aratoca 1829 mètres.

Tiens une Renault 6, l’ancienne voiture de Sancho dans les années 1980.

Beaucoup de tailleurs de pierre le long de la route, des poteries aussi. Nous décidons de nous arrêter pour déjeuner dans un petit resto où nous prendrons le menu du jour, une soupe avec un morceau de choclo (maïs) puis ce sera la spécialité gastronomique locale : le cabro (cabri servi avec de la pepitoria, du riz mélangé au sang et aux viscères de l’animal), accompagné de yucca et pomme de terre.  Nous n’aimons pas tellement, et nous en laissons dans l’assiette. La cuisinière voyant nos assiettes à moitié pleines, nous propose de mettre le restant dans une boîte pour que nous l’emportions.  Par politesse, nous partons  avec notre petite boîte, que nous ne mangerons pas au final.

Nous arrivons à Barichara, petite ville coloniale parmi les plus belles de Colombie, dont le centre est classé Monument National. Ses rues pavées en pente, et ses maisons basses aux jardins intérieurs lui confèrent un charme incomparable. Les Indigènes Guane y régnaient auparavant en nombre (plus de 300 000). Après visite de ce petit village, nous cherchons un endroit pour passer la nuit, et après avoir demandé à un policier, nous serons conduit par un de ses collègues en moto au mirador pour passer la nuit.

Depuis le belvédère, nous pouvons admirer toutes les lumières de Noël notamment brillaient dans les petites villages des alentours.

Vendredi 22 décembre –Départ 9H36 – Température 25°- Beau soleil

Petite route sinueuse 1630 m d’altitude pour arriver à Mogotes

Puis nous voici à 2573 m sur la piste en direction de San Joaquim, nous nous arrêtons pour la pause déjeuner avec une vue superbe et sous la protection d’une petite stèle de la Vierge.

Tiens un drôle de modèle de pick-up, une renault 12 4X4 pickup sur base de Renault 12 break.

Nous arrivons à San Joaquim et traversons le village, puis Ouzaguax.

71 kms de piste, 3192 m d’altitude au milieu des montagnes puis 3359 m, nous bivouaquons à 3359 mètres d’altitude, la température a baissé et nous remettons la couette car la nuit risque d’être fraîche.

Samedi 23 Décembre – Départ 8H50 – Température 22° – Beau soleil

Ce matin un petit 10°, il fait froid, un petit coup de chauffage est le bienvenue pour réchauffer notre Samy.

Après 1km parcouru, nous retrouvons la route goudronnée. Quelques petites maisons éparpillées au milieu de la montagne, les cheminées fument.

Tutuza, nous apercevons en bordure de route, des pots à lait, et quelques kilomètres plus loin, un camion collecte le lait, des grands bidons sont alignés à l’arrière du véhicule.

Nous voilà dans la région de Bocaya composée de fertiles vallées verdoyantes, de glaciers, de lagunes, de cascades et de déserts. Tunja 2800 m d’altitude, est la capitale de cette région, c’est ici sur la place centrale qu’il y a plus de 400 ans, Gonzalo Suarez Rendon, compagnon de Jimenez de Quesada (le fondateur de Bogota) fit décapiter le Zaque Aquimin, l’un des derniers chefs indigènes Muisca, ainsi que d’autres prisonniers du village appelé Quiminza. Malheureusement le patrimoine colonial a été enfoui sous des constructions modernes.

Cette région est aussi le haut lieu de la mémoire de la guerre d’Indépendance de la Colombie. C’est ici que Simon Bolivar remporta une victoire décisive pour la libération du pays et l’établissement de la Constitution de Nouvelle-Grenade.

 

C’est à Villa de Leyva que nous arrivons, un des sites coloniaux les plus anciens de Colombie. Elle est un exemple remarquable du pittoresque colonial espagnol. Sa « plaza mayor » est le cœur de la ville, disproportionnée par rapport au reste du village, elle porte un autre nom que celui de Simon Bolivar, cas presque unique en Colombie.

Nous sommes frappés par l’homogénéité du style et des couleurs des maisons. Elles sont toutes blanches, à deux étages et toitures de tuile, dotées souvent d’un balcon sculpté de bois vert en façade et de bougainvillées envahissant les murs.

Bivouac à Villa de Leyva

Dimanche 24 Décembre – Température 20°6 – Départ 9H30 – Beau soleil

Il nous faut trouver une connexion wifi pour faire quelques visions avec la famille, nous arrivons enfin à en trouver une, et pouvons appeler à Saint Laurent Bretagne où est réunie la famille de Mimi, ce dimanche midi.

Nous passons par Sofia, avant d’aller visiter le musée « El Fossil » où nous découvrons un kronosaure préhistorique, sorte de reptile marin, long de 15 m et très bien conservé. Son squelette ressemble à celui d’une baleine. Une importante collection de fossiles d’animaux préhistoriques, d’ammonites, de pierres, et un squelette presque complet d’ichtyosaure. En effet, il y a des dizaines de milliers d’années, toute cette région fut recouverte par la mer, l’endroit est célèbre pour ces fossiles.

D’ailleurs, sur la route, des panneaux de signalisations nous indiquent des risques de traversées de ces animaux…Heureusement pour nous, nous n’en avons croisé aucun !!!

Puis ce sera la visite du site « Infiernito », une découverte archéologique de rangées de pierres rectangulaires alignées pour former une sorte d’horloge, dont se servaient les Muisca afin de déterminer les saisons de l’année. En mesurant l’ombre des pierres sur le sol, ils étaient capables d’établir un calendrier des récoltes pour l’année à venir. On suppose que ce site fut un haut lieu de rituels indiens.  Hélas, nous ne pouvons pas le visiter, il est fermé.

De retour, à Villa de Leyva, nous sommes à la recherche de la boulangerie française, pour acheter la bûche de Noël. Après quelques kilomètres, nous la trouvons, et à notre grande joie, nous repartons avec notre dessert de Noël.

Avant de rentrer, nous passons chez Andrés, pour prendre un verre, restaurateur rencontré dans la journée.

Bivouac avec petit repas de Noël, au menu :

Pointes d’asperges et sa chantilly salée

Entrecôte

Camembert

Buche de Noël

Le tout arrosé d’un Malbec Argentin.

                                              

A suivre…

 

 

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